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Le plaisir de la vengeance. Biopolitiques du viol

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Segarra Montaner, Marta

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Seminario de Investigación de Género y Estudios Culturales
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Cet article analyse Baise-moi de Virginie Despentes (le roman et le film) en tant qu¿appartenant au genre rape and revenge. Partant de la théorisation sur la « biopo­litique » développée par Michel Foucault et s¿appuyant sur d¿autres fondements criti­ques (Agamben, Derrida, Devereux, Freud, Kristeva, Preciado¿), l¿étude examine les « biopolitiques de résistance » proposées par Baise-moi contre le biopouvoir hétéropatriarcal. Ces biopolitiques sont mises en rapport avec deux mythes dont la psychanalyse s¿est approprié : l¿histoire de Baubo et la figure mythologique de Méduse, les deux basés sur l¿exhibition du sexe féminin. Le texte de Despentes, jouant avec les codes de la pornographie, insiste sur le caractère troué du corps des femmes, mais enlève les connotations de vulnérabilité et passivité généralement associées à ce corps ; en même temps, il troue le corps hermétique et invulné­rable de l¿homme en le rendant, lui, victime de la violence des femmes. Le corps troué se dénue cependant de son caractère terrible puisque rappelant la castration et la mort, et également de son attribution à la victime passive, pour jouer de la passivité d¿une autre façon, en tant qu¿ouverture hospitalière à l¿autre (Derrida). Baise-moi effectue donc une confusion des genres, mêlant passivité féminine et activité masculine, exaltation et du corps phallique et du corps troué, mais aussi violence subie et infligée, plaisir et souffrance. Ainsi, il brouille les frontières entre homme et femme, mais aussi entre humain et animal, établissant des lignes de fuite dans la prison de la « machine anthropomor­phique » (Agamben) et de ses technolo­gies hétéropatriar­cales pour la domestica­tion physique et symbolique des corps.

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Ambigua: Revista de Investigaciones sobre Género y Estudios Culturales

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