%0 Journal Article %A Mora, Alexandre %T Genre et littérature interdite : écrire le désir hors des normes dans les shotacons japonais. %D 2026 %U https://hdl.handle.net/10433/27021 %X La « littérature mineure », dont le shotacon japonais est considéré, à tort, comme un représentant emblématique, permet, à sa manière, d’appréhender certains aspects fondamentaux de ce que l’on pourrait appeler « la grande littérature ». Ces œuvres, loin de se limiter à une simple recherche du plaisir sensoriel, peuvent offrir autant de réflexions sur les normes sociales, l’identité, le contrôle, le désir, la quête du plaisir et le corps — autant de dynamiques qui se retrouvent également dans « la grande littérature ».Ainsi, si les shotacon peuvent souvent être apparentés à la « littérature mineure » en raison des sujets controversés qu’ils abordent, ils n’en possèdent pas moins un redoutable potentiel subversif qui peut, comme nous le verrons, les amener à toucher à ce que la « grande littérature » cherche elle-même à capter : la complexité et la violence du désir, la remise en cause de ses limites, l’identification (ici érotique), et la fabrique des subjectivités.En mettant en dialogue ces productions contemporaines avec la littérature pornographique du XVIIIe siècle — notamment les œuvres de Sade —, cet article s’attache à montrer comment ces deux corpus, bien que séparés par des siècles et des contextes culturels distincts, participent d’un même geste : écrire le désir hors des normes, interroger les régimes de représentation du corps et de la sexualité, et dénoncer l’inégalité des rapports à la jouissance. En croisant études de genre, littérature comparée et philosophie du corps, cet article défend une approche critique et affranchie des productions culturelles dites « interdites ». %X La «literatura menor», de la que el shotacon japonés es considerado —equivocadamente— un representante emblemático, permite, a su manera, abarcar ciertos aspectos fundamentales de lo que se podría denominar «la literatura mayor». Lejos de limitarse a una búsqueda de placer sensorial, estas obras pueden ofrecer no menos reflexiones profundas sobre las normas sociales, la identidad, el control, el deseo, la búsqueda del placer y el cuerpo —dinámicas que también atraviesan la «gran literatura».Así, aunque los shotacon suelen verse enparentados con la «literatura menor» debido a los temas controvertidos que abarcan, no por ello dejan de poseer un potente potencial subversivo que, como se mostrará, les permite acercarse a aquello mismo que la «gran literatura» intenta captar: la complejidad y la violencia del deseo, la puesta en cuestión de sus límites, la identificación (aquí erótica) y la producción de subjetividades. Poniendo en diálogo estas producciones contemporáneas con la literatura pornográfica del siglo XVIII —en particular con la obra de Sade—, este artículo se esmerará en mostrar cómo ambos corpus, a pesar de los siglos y los distintos contextos culturales que los separan, participan de un mismo gesto: escribir el deseo fuera de las normas, interrogar los regímenes de representación del cuerpo y de la sexualidad, y denunciar la desigualdad en el acceso al goce. A partir de un cruce entre los estudios de género, la literatura comparada y la filosofía del cuerpo, se defiende aquí una perspectiva crítica y despatologizante de las producciones culturales llamadas «prohibidas». %K Shota %K Mangas %K Yaoi %K Plaisir %K Transgression %K Pornographie %K Jouissance %K Homosexualité %K Censure %K Normes sexuelles %K Manga %K Yaoi %K Placer %K Transgresión %K Pornografía %K Goce %K Homosexualidad %K Censura %K Normas sexuales %~